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Un monument conçu à l'image de la vie du saint

D'aprés Raymond Descomps

« Ce splendide poème de pierre, de marbre et de fer, composé en l'honneur du Bienheureux, est en harmonie profonde avec sa vie. »

La nouvelle chapelle fut insérée par l'architecte B.-G. Andral, ancien élève de l'École du Louvre, dans les vieux bâtiments, entre l'ancien sanctuaire et la Maison-Mère de la Congrégation.
Sans façade sur la rue, confondue dans la ligne des vieux bâtiments, sans tours, ni coupoles, ni clochers extérieurs, rien n'exprime mieux que cette chapelle la vie toute intérieure du ère Garicoïts. Ce monument s'harmonise encore avec les lignes maîtresses de sa doctrine.

Elle en a la solidité du fondement.

Bâtie, à la lettre, sur le roc (teschénite), 4 gigantesques piliers de cette roche bloquée, et des murs de château-fort, supportent colonnade et dôme. Elle en a le dessin rectiligne : elle s'élève d'un seul élan jusqu'au sommet de la coupole sans que rien n'arrête, ni dévie, le coup d’œil.

Elle présente aussi un caractère de beauté attirante et reposante. Pas de fioritures, ni d'ornements superflus ; mais les matériaux eux mêmes sont pliés pour ne former qu'un dessin ; surfaces planes ou cintrées, marbres rouges et verts ; fers forgés, jouent une merveilleuse symphonie de lignes et de couleurs.

Elle en a le mouvement. Fondé sur l'humilité « Dieu tout, moi rien », cheminant au gré de la volonté de Dieu, saint Michel s'est élevé tout droit jusqu'à la sainteté.

Cette élévation progressive de l'âme est parfaitement exprimée par les dix colonnes monolithes, en marbre d'Estours (Ariège).

Leurs bases sont reliées par des balcons en fer forgé, dont les figures symboliques représentent les vertus du saint.

Au-dessus des colonnes est suspendue une coupole. Le beau vitrail qui en ferme la voûte, œuvre des Frères Maumejean, montre saint Michel accueilli par Notre-Dame de Bétharram et présenté à son Fils : l'apothéose de Michel Garicoïts. L'ensemble de l'édifice laisse l'impression de solidité, d'élan, d'ordre et de lumière. Plus qu'un mémorial, cette chapelle garde une présence, elle a une âme.

L'anneau des colonnes et des balcons s'interrompt pour enserrer comme un joyau les Reliques du saint. Une châsse en bronze ciselé et doré, dans le goût du XVIIe siècle, contient un gisant aux yeux ouverts : le père Garicoïts, en habits sacerdotaux, les mains ouvertes pour dire encore : « Ecce venio, Me voici. »

Cette châsse est plus riche de symbole que de contenu. Il faut passer derrière pour voir la nouvelle tombe de saint Michel. Sous l'autel, protégé par une vitre et une grille en fer forgé, un coffret en tilleul doré sur lequel on lit : MICHAEL GARICOÏTS, garde ce qui fut recueilli dans la première tombe du saint le 8 janvier 1923. Le contraste est impressionnant entre l’humilité des restes et la châsse triomphale.

De la pauvre maison natale à ce palais de marbre, le pâtre d'Ibarre a fait du chemin ! Un touriste peut s'étonner des richesses dont on entoure les Restes d'un serviteur de Dieu. L'homme de Foi sait que Dieu produit dans l'âme de ceux qui ont voué leur vie à son amour des choses plus merveilleuses encore.

Monument historique

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Description Date

Monuments historiques
Chapelle du bienheureux Saint-Michel-Garicoïtz

1922 / 1928

Inventaire général du patrimoine culturel
Chapelle du bienheureux Saint-Michel-Garicoïtz

1924

Informations

Ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h
Sanctuaires de Bétharram
64800 LESTELLE BETHARRAM
Tél. 06 43 25 48 04 - www.betharram.fr

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