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1re station : Le Jardin des Oliviers
2e station : Judas
3e station : Le Tribunal de Caïphe
4e station : La Flagellation
5e station : Livré à l'amusement d'un corps de garde
6e station : Ecce homo. Voici l'homme
7e station : Sous Ponce Pilate
8e station : La mère de Jésus était là
9e station : Un groupe de femmes passait
10e station : La crucifixion
11e station : Mort sur la croix
12e station : Descendu de la croix
13e station : La Mère des douleur
14e station : La mise au tombeau
15e station : Ressuscité des morts

Un chemin de Croix évangélique

D'aprés Raymond Descomps

Les années 1867-1873 virent naître sur la colline une longue suite de blanches chapelles qui frappent encore aujourd'hui le voyageur de passage à Bétharram. Elles furent conçues par un architecte de 25 ans, le Père Basilide Bourdenne, aidé d'un dessinateur remarquable, le Frère Joseph Pujo et d'un sculpteur-décorateur de Pau, Joseph Delcour.
Chacun de ces monuments mériterait une description détaillée.

Chaque pierre témoigne d'un soin méticuleux, religieux; l'élégance et la variété des dessins traduit une riche imagination, des broderies sur le thème roman. Au Calvaire de Bétharram on a encore utilisé la fonte et le plâtre.
Dans quelques chapelles on a complété l'œuvre de Renoir, restée inachevée, par d'anciennes toiles du peintre Butay.

Le Calvaire comprend quinze stations qui font revivre autant d'épisodes de la Passion du Sauveur. Alexandre Renoir, auteur de huit bas-reliefs en plâtre, s'est inspiré de l'Évangile. Les visages de tous ses personnages sont vrais, leurs gestes naturels, les sentiments exprimés parfaitement humains, tels que les attend l'historien; tels que chacun peut les imaginer.

Ce sont des tableaux faits pour être médités en silence.
Le Chemin de Croix de Bétharram ne se décrit pas, il se médite.
C'est au dialogue qu'il provoque, tellement les scènes sont parlantes.
Un dialogue continu entre le temps passé et le temps présent; une
De nos jours, bien des personnes qui ont fait le Calvaire, en pèlerins, touristes ou simples promeneurs, aiment y revenir. Ils vous disent que sur ce chemin rugueux, loin de la ville et des bruits, sous les hautes futaies, le long des pentes dont chaque virage réserve une surprise, ils trouvent le repos et la détente rêvés, une paix qu'ils ne savent pas exprimer.
Les témoignages en sont nombreux... La chapelle du pèlerinage avait mérité autrefois d'être appelée "dévote chapelle', en raison de son atmosphère de piété. Le Calvaire de Bétharram mérite cette distinction pour la beauté de ses monuments.

Le Calvaire aussi mérite d'être appelé un sanctuaire, le troisième sanctuaire de Bétharram.

1re station : Le Jardin des Oliviers

L'oratoire
La façade se dresse devant nous comme une grande stèle, vaguement triangulaire, riche de sculptures et d'Histoire :
En haut, un bas-relief représente l'histoire du serpent d'airain de Moise".
Plus bas, sur deux rangées, sont figurés les douze Apôtres, avec leurs emblèmes traditionnels.
Le tableau qui remplit le tympan de la porte fait revivre un épisode d'histoire locale ancienne : l'événement de 1616, qui est à l'origine du calvaire : le deuxième miracle : Notre Dame du Calvaire.

Le tableau
En 1841, le premier tableau de Renoir provoqua l'admiration générale : un fond d'oliviers, les alentours sont vides. Vides d'hommes. Le vide de l'indifférence. Renoir n'a voulu, à vrai dire qu'un seul acteur : Jésus. Les deux personnages qui l'entourent ne font que matérialiser l'inexprimable présence du Père.
Le dessin est pur, le tableau parle, la vérité pleure. On pourrait rester des jours à le contempler sans en épuiser la puissance de suggestion.

2e station : Judas

L'oratoire
Le second oratoire qui s'élève en bordure de la route nationale est, de l'avis général, l'un des mieux réussis :« Son joli dôme pyramidal, à plans brisés, avec sa double couronne de frontons triangulaires et sa ligne de fenêtres géminées dans le bas, nous semble d'un goût pur et d'une grâce sans recherches » (Vignolle).

Le tableau
Contrairement à la précédente, la scène est ici très peuplée.
Le mouvement d'ensemble éveille l'idée d'une bousculade : d'un côté, un groupe confus d'hommes, d'épées et de bâtons ; de l'autre, un groupe apeuré que Jésus protège d'un geste du bras : « Ne les touchez pas ! »
Le drame se noue entre les deux personnages du centre. Judas avance la tête. Déjà, son menton touche l'épaule de son ami ; ses lèvres vont lui effleurer la joue. Digne et droit au milieu de la cohue, Jésus n'a qu'un mot ! « Ami, toi ? C'est toi qui me fais ça ? » Il n'a pas reculé, il n'a pas détourné son visage ; il accepte le baiser de la trahison. L'artiste a voulu en matérialiser le prix : Judas cache une bourse dans sa main.

3e station : Le Tribunal de Caïphe

L'oratoire
Un édifice très simple à deux tours. Les bases des deux flèches terminales sont chargées de quatre pinacles à section carrée.
Pour la petite histoire rappelons qu'Alexandre Renoir s'inspirait pour le dessin des gens de son entourage. Ainsi, dans son tableau, le personnage assis, qui lève trois doigts de la main, n'est autre que le Supérieur des Chapelains de l'époque, saint Michel Garicoïts.

Le tableau
Le premier trait du tableau qui frappe l'observateur ? Une main solide qui s'abat sur le visage de Jésus. C'est dans ce cadre de haine que Caïphe rend la justice, et un valet complaisant, aux gestes prompts, est le plus sûr appui de l'autorité du juge.
Assis, un groupe de Docteurs de la Loi, vociférant, manipule des textes. La lettre en est depuis longtemps détournée pour la défense d'intérêts immédiats, l'esprit en est trahi dans le coeur des juges. Parodie de justice montée en vue d'éliminer un gêneur.

4e station : La Flagellation

L'oratoire
Un joli oratoire roman. D'abord une porte aux archivoltes finement sculptées : dessins géométriques, billettes et feuillages ; au-dessus deux palmettes. Le tympan d'arcature des deux fenêtres jumelles laisse voir une colonne brisée d'où pend une corde : nous sommes à la station de la Flagellation. Juste sous le pignon, le triangle Trinitaire rayonnant.

Le tableau
L'artiste met en scène un homme, debout, dans l'attitude de quelqu'un qui attend et accepte son dû. Ils sont trois à labourer son dos et sa poitrine nus. Armés de fouets et de lanières, ils prennent de l'élan et cherchent à bien ajuster leurs coups. Un quatrième bourreau fait mine de resserrer les liens. Peine inutile, Jésus n'a de mouvement que pour baisser la tête et courber le dos.

5e station : Livré à l'amusement d'un corps de garde

L'oratoire
La chapelle saint Louis sert de cinquième station
Un des arceaux de la porte d'entrée est orné (c'est le seul cas) d'animaux de l'ancien Bestiaire. D'autres animaux courent le long du bandeau. Une relation avec la comédie et les grimaces qui se jouèrent dans la cour du prétoire, a-t-elle été voulue par les dessinateurs ? Le tympan de la porte est particulièrement riche : une grande couronne d'épines sculptée au centre d'un somptueux rinceau.
Les trois tours sont coiffées de coupoles. Celle du milieu, avec ses trois couronnes d'ornements, de croix, d'étoiles et de fleurs de lys, ressemble à une tiare. Une forêt de statues des apôtres et évangélistes. Enfin, couronnant l'ensemble, la statue de saint Louis. Cette dernière rappelle qu'en ce lieu fut érigée, en 1625, la première chapelle saint Louis de Bétharram, grâce aux dons de la famille royale et de Louis XIII en particulier.

Le tableau
Après la Flagellation, Renoir représente le Christ assis, ou plutôt écroulé d'épuisement, sous l'oeil amusé des gardes. « Il s'est dit Roi. - Tiens, une idée... » On l'affuble d'un haillon écarlate ; on lui plante un bâton dans les mains. En guise de couronne, un garde lui écrase sur la tête une brassée d'épines. Le sang coule sur le front. Et les hommages commencent : l'un d'eux plie le genou devant cet « homme des douleurs ». Ils s'en amusent comme d'un mannequin. Lui, il se laisse faire.

6e station : Ecce homo. Voici l'homme

L'oratoire
On arrive devant un balcon. Le pèlerin-touriste admirera sans réserve le panorama qu'il découvre : à ses pieds, l'école Notre-Dame fondée par saint Michel Garicoïts ; puis la plaine de Montaut-Lannede-Haut et ses nombreux lotissements ; à l'horizon, une barre de collines, en partie reboisées, qui s'étendent de la gorge de Saint-Pé-deBigorre jusqu'à Montaut. C'est là, sur la colline de la Salle, que travaillaient les paysans, en 1616, quand ils furent témoins du miracle de la croix.
Près de ce balcon, on a construit un édicule à deux entrées : l'une donne sur le chemin de Croix ; l'autre s'ouvre sur une Scala Santa, un escalier en pierre de 28 marches, que les pèlerins montent parfois à genoux, escalier imité de la Scala Santa, de Saint-Jean-de-Latran, construit en souvenir de l'escalier du prétoire de Pilate, et de la Passion du Sauveur.

Une statue
Ici, le chemin de croix de Renoir s'interrompt. L'édicule ne contient qu'une statue en fonte, « oeuvre médiocre, exprimant une douleur maussade et sans dignité, bien loin du Christ de Renoir ». Cette statue « sans grand caractère » y gagne peut-être en symbolisme : elle représente un homme pitoyable, accablé, couronné d'épines ; il baisse la tête, et tient un roseau à la main. Nous le reconnaissons : c'est le « Roi », dans l'état d'humiliation où l'ont abandonné les soldats de Pilate.

7e station : Sous Ponce Pilate

L'oratoire
Face à la vallée du Gave de Lourdes, un oratoire auquel deux belles tours crénelées donnent un air de forteresse, la station de Pilate. Visible de loin, elle servait de repère aux chasseurs de palombes, et finit par donner son nom à toute la colline du calvaire. Dans l'encadrement des tours, une rosace et des archivoltes délicatement sculptées. A la clef, une inscription : Pilate. Nous sommes chez le gouverneur romain, dans la maison du Pouvoir. Encadré de rinceaux superbes, un personnage aux yeux bandés surmonte le tableau de Renoir : il nous rappelle que nous sommes aussi dans la Maison de la Justice. Il ne connaît que la Loi dont le texte est ouvert devant lui. D'une main, il brandit la balance de l'Égalité, et de l'autre une épée pour faire respecter le Droit. La beauté du symbole n'en met que plus en évidence l'ironie de l'Histoire !

Le tableau
Une des plus belles réalisations de Renoir. Pilate siège au tribunal, son corps redressé, droit comme la justice ; il respire la force et l'autorité. Devant lui, Jésus, digne, les yeux baissés, comme indifférent à l'agitation du prétoire. Sous la main de l'artiste il a repris quelque chose de sa beauté fascinante.

8e station : La mère de Jésus était là

L'oratoire
Un des plus beaux oratoires du calvaire. Construit sur une sorte d'éperon de la colline, dans un cadre de hêtres, de charmes et de pins. Un clocher hexagonal s'élève au-dessus d'une double rangée de clochetons. Ici nous trouvons quatre chapiteaux historiés.
Sur le premier à droite, on reconnaît la Présentation du Seigneur : le vieillard Siméon tient l'Enfant sur ses bras. En face, la Vierge, les mains jointes sur son cceur écoute la mystérieuse et douloureuse prophétie. Il y manque un personnage ? Regardez la face ouest du chapiteau, saint Joseph est là, le bâton du voyageur dans une main, dans l'autre un oiseau, l'offrande des pauvres, qui doit racheter provisoirement l'Enfant-Dieu.

Le tableau
Renoir a représenté ici un homme poussé rudement, bousculé, par un groupe armé. C'est le condamné de Pilate, titubant sous le poids du gibet, une lourde croix qui écrase son épaule.
Devant lui, se jette une femme, les bras tendus, comme pour l'arrêter sur le chemin du supplice. Sans doute, eut-elle de la peine à reconnaître son Enfant défiguré. Mais lorsque leurs yeux se rencontrèrent... Un tel Fils face à une telle Mère !

9e station : Un groupe de femmes passait

L'oratoire
Une ouverture à trumeau. De chaque côté, deux colonnes doubles terminées par quatre chapiteaux, différents et d'une rare élégance, sculptés de feuillages, fruits et entrelacs.
A l'intérieur, le devant de l'autel est fermé par une frise, fine dentelle de plâtre peint. Au centre, elle porte un médaillon de la Sainte-Face, encadré de rinceaux où s'ébattent oiseaux et serpents.
Mais regardons attentivement : il s'y joue un drame. A gauche, une grive se gave de raisins. A côté, un autre oiseau qu'un serpent est en train d'étouffer dans ses anneaux. A droite, nous remarquons le volet opposé : deux oiseaux perchés sur le bord d'une large coupe boivent. Plus bas, un serpent, caché dans le rinceau, les épie de loin, impuissant.

Le tableau
Le bas-relief de cette neuvième station est dû au ciseau de Pietro Luidoni. Son encadrement dans l'oeuvre de Renoir fait ressortir un art moins évident. Les personnages nombreux, les gestes divers, donnent au tableau l'allure d'une manifestation un peu confuse.
Un groupe de femmes, affairées dans la préparation du grand Sabbat, croise le pitoyable cortège. Elles crient, pleurent, se lamentent très fort. On voit l'une des femmes se jeter aux pieds de Jésus.
Pitié sincère, sans doute. Douleur un peu démonstrative aussi, à la mode orientale.

10e station : La crucifixion

L'oratoire
Au-dessus de la porte, un placage de 23 colonnettes, surmontées d'autant de chapiteaux et reposant chacune sur un cul-de-lampe : au total, ce sont 46 motifs différents ; richesse d'imagination, application incomparable des ouvriers à buriner la « pierre d'Angoulême ». Mais ce sont les archivoltes de la porte qui présentent un travail particulièrement soigné : à la clef de l'arc supérieur est sculpté l Agneau immolé ; partant des chapiteaux, une procession d'anges qui vont lui faire l'offrande des « instruments » de la Passion :
À gauche, le premier porte les fouets de la Flagellation ; le suivant, la Couronne d'épines, et le troisième un marteau. À droite, trois autres anges portent les clous, le roseau, la lance et l'éponge à vinaigre. Les arcs sont sculptés en feuillages, bâtons-rompus et billettes.

Le tableau
Renoir a représenté une grande croix posée sur le sol. Un homme étendu sur ce bois comme pour en prendre de ses bras ouverts toutes les dimensions. Les bourreaux commencent leur besogne : des muscles vigoureux brandissent les marteaux ; les membres de Jésus se tordent de douleur ; sa poitrine se soulève prête à éclater ; le sang gicle des pieds et des mains en flaques sur le sol.
À deux pas de son Enfant que l'on crucifie, Marie, sa Mère. Renoir la montre effondrée dans les bras d'une amie ; mais dans quelques instants, nous la verrons debout au pied de la croix redressée.
Et Jésus tend les mains et tend les pieds.

11e station : Mort sur la croix

L'oratoire
Trois croix, cinq statues.
Voici le « calvaire » de la colline de Bétharram. A l'endroit même où les paysans de Montaut avaient vu une croix, renversée par un coup de vent, se relever d'elle-même, dans un grand halo de lumière, il y a, depuis 1623, trois croix semblables, trois grandes croix, où pendent trois crucifiés.
Les statues en fonte, que l'on voit aujourd'hui, ont été achetées en 1864 : Le Christ en croix est une oeuvre de Bouchardon ; les deux larrons et saint Jean au pied de la croix de Jésus sont de Lequesne. Quant à la statue de la Vierge debout sous la croix, de grand caractère et d'un beau style, elle est due au talent de Huguenin.

La scène
Trois croix... trois mondes. La croix du mauvais larron : image de la pire des souffrances, de la souffrance inutile et désespérée. La croix du monde qui refuse la Rédemption.
Sur la croix que l'on voit à la droite de Jésus, est pendu un homme, apparemment jeune et beau : c'est l'image du pécheur qui se repent. Il semble ne pas souffrir, plutôt dormir, la tête tombée sur son épaule.

12e station : Descendu de la croix

L'oratoire
A la 12e station du chemin de croix, un oratoire de style dorique conserve une toile collée sur bois, copie due à un inconnu d'une oeuvre de Daniel de Volterre.

Le tableau
Cette toile représente des hommes occupés à descendre de la croix, avec d'infinies précautions, le corps inanimé de leur ami crucifié. Rien de la rigidité d'un cadavre ; le corps encore souple donne l'impression de se prêter à toutes leurs manoeuvres.
Il est bien mort.

13e station : La Mère des douleurs

La statue de la Pieta
La 13e station du chemin de croix de Bétharram nous conduit devant une statue en marbre blanc de Carrare, due au sculpteur Dumontet. C'est un ex-voto du marquis Armand-Mathieu d Angosse et de sa femme, Marie-Henriette-Cécile de Lambert. Elle représente la Vierge, pleurant sur un corps inerte, tout ce qui lui reste du fruit de ses entrailles : la Mère et l'Enfant, deux corps confondus, deux victimes, un seul sacrifice.

La scène
Tandis qu'un bras de Jésus pend le long du corps, l'autre s'abandonne sur le genou de la Mère, en un geste d'enfant. Le visage du Christ est d'une rare beauté ; plus d'épines, ni de sang. Il repose, apaisé : le sommeil réparateur du bon ouvrier à la fin de sa journée.
Et le visage de la Mère ? Sous un lourd voile de deuil, les traits ordinaires d'une femme du peuple. Avec ses yeux aux paupières closes, ses lèvres un peu fortes, nous sommes loin des portraits de Reine auxquels nous a habitués l'art classique. On peut se demander s'il n'y a pas une intention de l'artiste ?

14e station : La mise au tombeau

L'oratoire
Comme le précédent, cet oratoire de style dorique fut construit par le père Chirou en 1867.
Il contient un bas-relief : c'est une « mise au tombeau », copie de Raphaël, sortie des ateliers Charron de Poitiers.

La scène évangélique
Neuf personnages s'affairent à déposer le corps de Jésus dans le tombeau d'emprunt.
Leurs gestes paraissent attentionnés et lents. La tristesse se lit sur leurs visages.

 

15e station : Ressuscité des morts

La chapelle de la Résurrection
Sa majestueuse façade est due au père Pailloux, s.j. architecte.
Sur le pignon, entre deux tours, le Christ ressuscité, statue de Fabisch, s'élance dans la lumière, les bras tendus en avant.
Quatre chapiteaux historiés présentent quatre scènes évangéliques relatives à la Résurrection.
- A droite de la porte d'entrée, trois personnages semblent se hâter sur le chemin ; dans leurs mains, un vase et divers objets. Voici les saintes Femmes qui partirent de bon matin achever la toilette funèbre de leur ami, mort l'avant-veille. Sur le deuxième chapiteau, l'artiste a représenté saint Pierre qui reçoit du Sauveur « la clé du Royaume ».
- A gauche de la porte d'entrée, saint Thomas plonge sa main dans la poitrine de Jésus ; il avait demandé des preuves tangibles ! Le dernier chapiteau, à gauche, nous semble le plus curieux, sinon le plus touchant ; une femme à genoux ; devant elle un personnage debout tient une pelle dans sa main : voici Marie-Madeleine qui prend Jésus pour un jardinier.

Le tableau de la Résurrection
Dans cette chapelle, au-dessus de l'autel, on voit une toile ancienne, collée sur bois. C'est une copie d'une tableau de maître, qui représente une Résurrection. La pierre du tombeau soulevée et renversée ; des gardiens culbutés ; l'un d'eux brandit une lance ridicule ; un autre se protège d'un bouclier. Une lumière éblouissante jaillit de la tombe ouverte, soleil levant, dont l'éclat jamais plus ne s'éteindra. On ne sait si les gardes s'étaient endormis. Les voilà maintenant bien réveillés. Ils ont fait jusqu'ici leur métier. Ils peuvent se hâter d'aller faire le rapport de l'aventure à leurs chefs. Il ne leur appartient plus de retenir dans la tombe le Fils de Dieu.

La tombe primitive du père Garicoïts
Vers le milieu de l'allée centrale de la chapelle de la Résurrection, sur une dalle de marbre, on lit : « Ici fut enseveli Michel Garicoïts. Ses restes y furent gardés 60 ans (1863-1923), avant d'être exhumés et portés dans la chapelle des Reliques. »
Cette tombe fut très vite le théâtre de faveurs merveilleuses, qui confirmèrent la renommée de sainteté du Père Garicoïts.
En août 1863, le père Garicoïts était dans sa tombe depuis à peine trois mois. Une Fille de la Croix, soeur Marie-Théodard, en résidence à Arzacq, atteinte d'un panaris à l'index de la main droite, dont une phalange était déja tombée, court sur la tombe du père Garicoïts. Sa douleur disparaît subitement : elle s'aperçoit alors que son doigt, auparavant noir et raide comme un bâton avait recouvré sa peau, sa couleur et sa flexibilité naturelles.
La petite Marie Labedays, de Lestelle, âgée de 4 ans, en 1874, perdit brusquement tout appétit, au point que son corps s'était desséché et faisait peine à voir. Sa mère la prend dans ses bras, et va l'étendre sur la tombe du père Garicoïts. Pendant qu'elle prie, la petite se lève d'elle-même ; elle marche et sort avec sa mère, demande à manger, et dévore une croûte de pain que la mère trouve au fond de sa poche.
La guérison était complète.

Monument historique

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Description Date

Monuments historiques
Calvaire et chemin de croix extérieur

1841

Informations

Ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h
Sanctuaires de Bétharram
64800 LESTELLE BETHARRAM
Tél. 06 43 25 48 04 - www.betharram.fr

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